30 mars 1707: Vauban, au service de sa Majesté
Le mot de Laurent Sailly
« Je perds un homme fort affectionné à ma personne et à l’État ». C’est ainsi que, Louis XIV réagit à l’annonce de la mort de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, ce 30 mars 1707, à l’âge de 74 ans. Le Roi Soleil reconnaît en Vauban un « bon Français ».
Sébastien Le Prestre de Vauban (1633‑1707), maréchal de France et génie militaire de Louis XIV, incarne l’ingénieur moderne : méthodique, mathématicien, stratège et réformateur. Issu d’une petite noblesse pauvre, il se distingue très jeune lors des guerres de la Fronde avant d’entrer au service du roi. Architecte de la « ceinture de fer », il conçoit ou modernise plus d’une centaine de places fortes, rationalise l’art du siège avec la méthode des parallèles et dirige des opérations décisives comme Maastricht. Travailleur infatigable, soucieux du sort des soldats et du peuple, il réfléchit aux crises de subsistances et propose des réformes fiscales audacieuses, notamment la Dîme royale, impôt unique et progressif. Réputé pour sa droiture et sa compassion, il meurt en 1707, admiré même de ses détracteurs. Saint‑Simon le décrit comme l’un des hommes les plus vertueux et modestes de son siècle.
Sébastien Le Prestre de Vauban (1633‑1707), maréchal de France et génie militaire de Louis XIV, incarne l’ingénieur moderne : méthodique, mathématicien, stratège et réformateur. Issu d’une petite noblesse pauvre, il se distingue très jeune lors des guerres de la Fronde avant d’entrer au service du roi. Architecte de la « ceinture de fer », il conçoit ou modernise plus d’une centaine de places fortes, rationalise l’art du siège avec la méthode des parallèles et dirige des opérations décisives comme Maastricht. Travailleur infatigable, soucieux du sort des soldats et du peuple, il réfléchit aux crises de subsistances et propose des réformes fiscales audacieuses, notamment la Dîme royale, impôt unique et progressif. Réputé pour sa droiture et sa compassion, il meurt en 1707, admiré même de ses détracteurs. Saint‑Simon le décrit comme l’un des hommes les plus vertueux et modestes de son siècle.
