Assassinat de Samuel Paty : le verdict qui nous condamne - Par Eve Vaguerlant
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| SIPA_01252040_000003 (1) Photo © Credit:Sabrina Dolidze/SIPA |
Eve Vaguerlant, dans une chronique pour Valeurs Actuelles, critique vivement l’allègement des peines prononcées en appel dans l’affaire des complices du meurtre de Samuel Paty. Trois condamnés voient leurs peines réduites, notamment Brahim Chnina, dont la peine passe de 13 à 10 ans, et deux individus initialement jugés pour association de malfaiteurs terroriste, désormais sanctionnés pour une version non terroriste des faits. Seul Abdelhakim Sefrioui voit sa peine confirmée. Pour la chroniqueuse, ces décisions renforcent l’idée d’un laxisme judiciaire, déjà largement ressenti par la population. Elle juge invraisemblable la défense des complices affirmant ignorer les intentions terroristes d’Anzorov, compte tenu de sa radicalisation manifeste. Elle inscrit ces décisions dans une « culture de l’excuse » qui mine l’autorité scolaire et alimente un continuum de violences envers les enseignants. L’assassinat de Samuel Paty est un symbole de cette fragilisation, que la justice n’a pas contribué à réparer.
Eve Vaguerlant
Assassinat de Samuel Paty : le verdict qui nous condamne
