9 mars 1762: Jean Calas est condamné à mort


Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France

Jean Calas, marchand protestant toulousain, voit sa vie basculer le 13 octobre 1761 lorsque son fils Marc‑Antoine est retrouvé pendu dans la maison familiale. Dans un climat de tensions religieuses — révocation de l’Édit de Nantes et hostilité persistante envers les protestants — la foule accuse immédiatement la famille d’avoir assassiné le jeune homme pour l’empêcher de se convertir au catholicisme. L’enquête, menée avec partialité par le capitoul David de Beaudrigue, accumule irrégularités et violations de l’ordonnance criminelle de 1670. Malgré l’absence de preuves et les contradictions du dossier, le Parlement de Toulouse condamne Jean Calas à mort le 9 mars 1762. Soumis à la torture, il maintient son innocence jusqu’au supplice de la roue. Voltaire, convaincu de l’erreur judiciaire, mène une campagne acharnée qui aboutit à la réhabilitation complète de la famille en 1765.