PPE3: des fondamentaux erronés, vers un désastre économique? - Par Bernard Kasriel


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

La Programmation pluriannuelle de l’énergie 3 (PPE3) repose sur des hypothèses erronées et risque d’entraîner une surproduction électrique coûteuse. Selon Bernard Kasriel, l’ancien directeur général de Lafarge, la France dispose déjà, sans nouvelles capacités éoliennes ou solaires, d’un potentiel de production d’environ 610 TWh, largement suffisant pour couvrir la consommation actuelle (451 TWh en 2025) et même les scénarios de hausse raisonnable.
La PPE3 prévoit pourtant une capacité allant jusqu’à 690–733 TWh en 2035, soit 60 % de plus que la consommation actuelle. Cette stratégie repose sur des prévisions de consommation irréalistes, notamment celles de la Stratégie Nationale Bas-Carbone 3 (SNBC3), qui anticipent une hausse rapide de l’électrification malgré le retard des principaux leviers (véhicules électriques, pompes à chaleur, hydrogène, réindustrialisation).
Kasriel souligne que cette surcapacité forcera la France à exporter massivement de l’électricité intermittente à perte, dans un marché européen déjà saturé et soumis à des épisodes de prix négatifs. Il estime que la PPE3 ignore les conséquences économiques pour les consommateurs et les industriels, et qu’elle découle d’objectifs européens de renouvelables jugés incohérents, au détriment du nucléaire pourtant très faiblement émetteur. 
Il conclut que la France n’a pas besoin d’investir massivement dans de nouvelles capacités intermittentes et devrait revoir ses engagements européens pour privilégier une stratégie de décarbonation efficace et économiquement soutenable.

Bernard Kasriel
PPE3: des fondamentaux erronés, vers un désastre économique?

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