Que dirait le maître de la guerre à propos de la guerre entre les États-Unis et Israël en Iran ?* - Par John Spencer


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

John Spencer explore comment Clausewitz analyserait un conflit opposant les États‑Unis et Israël à l’Iran, non pour fournir un modèle prédictif, mais pour appliquer sa méthode : comprendre les faits, relier causes et effets, et évaluer la cohérence entre objectifs politiques et moyens militaires.
Le principe central est celui du primat du politique : toute guerre doit servir un objectif clairement défini. Dans ce cas, les buts américains apparaissent limités, bien que potentiellement très destructeurs : affaiblir les capacités balistiques et industrielles iraniennes, empêcher l’accès au nucléaire et protéger les alliés régionaux.
Le centre de gravité, source de cohésion ennemie, est visé par les frappes (dirigeants, commandement, forces de missiles, industrie). Mais la perception iranienne d’une menace existentielle pourrait renforcer l’unité du régime.
Clausewitz insiste aussi sur la concentration, la vitesse et la brume de la guerre, c’est‑à‑dire l’incertitude permanente. Il met en garde contre le point culminant : moment où poursuivre l’offensive devient contre-productif. Les évènements récents — frappes, représailles, tensions maritimes, impacts énergétiques — laissent penser que ce seuil pourrait être proche.
Enfin, le succès stratégique dépend de l’alignement durable entre objectifs politiques et actions militaires. Clausewitz rappelle que sa véritable leçon est une méthode : réfléchir en permanence à la cohérence entre buts, moyens, effets et risques.

John Spencer
What Would the Master of War Say About the U.S.-Israel War in Iran?

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