Basculement stratégique des États arabes face à l’Iran : vers un grand boum de la guerre au Moyen-Orient ? - Par Michel Fayad
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Les frappes directes de l’Iran contre des infrastructures énergétiques du Golfe marquent une rupture stratégique : Téhéran ne se contente plus d’agir via ses proxys et affronte désormais ouvertement les monarchies sunnites analyse Michel Fayad. Celles‑ci réagissent avec prudence, conscientes de la vulnérabilité extrême de leurs installations pétrolières, gazières et de dessalement, tout en renforçant leur coordination militaire au sein du Conseil de coopération du Golfe. L’Arabie saoudite apparaît comme l’acteur pivot d’une éventuelle coalition, tandis que la Turquie et le Pakistan cherchent surtout à préserver leurs marges de manœuvre. Une guerre ouverte serait bien plus périlleuse que celle de 1991, l’Iran disposant aujourd’hui de missiles précis, de drones et d’un réseau de forces asymétriques. En cas d’escalade, Téhéran pourrait viser des infrastructures critiques régionales — détroit d’Ormuz, oléoducs, gazoducs, sites de dessalement — provoquant une crise énergétique mondiale majeure et une déstabilisation régionale allant jusqu’à la Syrie et au Liban.
Michel Fayad
Basculement stratégique des États arabes face à l’Iran : vers un grand boum de la guerre au Moyen-Orient ?
