Antoine Levy (Berkeley) : "Face au choc pétrolier, la France a les poings liés dans le dos"
L’économiste Antoine Levy analyse les conséquences du choc pétrolier provoqué par la guerre en Iran. L’Europe, très dépendante des importations d’énergie et vulnérable aux ruptures logistiques comme au détroit d’Ormuz, risque un ralentissement industriel. La France est moins exposée grâce au nucléaire, mais ses finances publiques, déjà fragilisées par une dette dépassant 115 % du PIB, limitent toute capacité d’action. Levy rejette les subventions à l’essence et plaide pour laisser les prix jouer leur rôle de régulation. Il met en garde contre le retour du « quoi qu’il en coûte » et rappelle que les crises actuelles sont temporaires, ne justifiant pas un changement de modèle économique. L’Europe doit se réarmer et renforcer sa résilience. Pour la France, l’enjeu est de restaurer des marges budgétaires, réallouer le travail vers les secteurs prioritaires, investir dans la défense et préparer la souveraineté technologique, notamment en matière d’intelligence artificielle.
Antoine Levy (Berkeley)
"Face au choc pétrolier, la France a les poings liés dans le dos"
