La réduction du nucléaire en Europe, une faute stratégique…* Par Pierre-Marie Meunier


Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Pierre-Marie Meunier analyse, pour Atlantico, le revirement européen sur le nucléaire civil.
La réduction du nucléaire en Europe est (enfin) aujourd’hui considérée comme une erreur stratégique. En Allemagne, les mouvements écologistes et les catastrophes de Tchernobyl puis Fukushima ont renforcé l’opposition au nucléaire, entraînant sa fermeture progressive et son remplacement par le gaz. Cette évolution a été amplifiée par la stratégie de la Russie, qui a utilisé le gaz comme outil d’influence via Nord Stream, rendant l’Europe dépendante de ses approvisionnements.
En France, des ONG antinucléaires et l’influence des discours allemands ont contribué à des décisions comme la fermeture de Fessenheim, affaiblissant une filière pourtant bas‑carbone et déjà amortie. La Belgique a suivi une trajectoire comparable, notamment du fait des choix industriels d’Engie et de la montée de positions antinucléaires. Ces décisions ont eu pour conséquence d’accroître la dépendance européenne au gaz — russe puis américain — et de fragiliser la souveraineté énergétique du continent, alors que le nucléaire reste essentiel pour une production pilotable et décarbonée.

Pierre-Marie Meunier
*La réduction du nucléaire en Europe, une faute stratégique… soigneusement orchestrée par des lobbys qui avaient beaucoup à y gagner

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