Anne de Guigné: «Cinquante ans de déficit public, une menace pour la cohésion sociale»
En 1973, les parlementaires votaient le dernier budget excédentaire de la France. Si les taux bas ont permis de creuser le déficit pendant cinquante ans, la donne a changé. Et il est temps de réagir.
C’est un anniversaire que personne n’a envie de célébrer. Il y a cinquante ans, les parlementaires français votaient le dernier budget excédentaire du pays. Aucun député n’imaginait alors que cette loi de finances un peu plus difficile à boucler que les précédentes en raison des premières ondes du choc pétrolier et des atermoiements entre un président Pompidou malade et son fringant ministre des Finances, Giscard, resterait dans l’histoire. Avec un solde budgétaire tout juste positif de 8,5 milliards de francs (7,3 milliards d’euros actuels), le budget 1974 lançait pourtant une nouvelle ère, celle de la dette et des déficits. Depuis, même dans les périodes de croissance élevée et de taux bas, aucun gouvernement n’est parvenu à rééquilibrer un budget. La loi de finances 2024 affiche ainsi un déficit de 145 milliards d’euros, représentant plus de 40 % des recettes annuelles.
Anne de Guigné: «Cinquante ans de déficit public, une menace pour la cohésion sociale» (lefigaro.fr)
Alors que les taux d’intérêt dépassent désormais les perspectives de croissance du pays, la charge de la dette va rapidement s’envoler.
