Henri de Castries: «L’Europe ne doit plus confondre tolérance et faiblesse»

 
GRAND ENTRETIEN - Le président de l’Institut Montaigne livre au Figaro ses considérations sur l’avenir d’une Europe en proie à toutes les incertitudes. Face aux grandes forces qui président à la marche du monde, la survie des libertés politiques est, selon lui, essentielle pour conjurer le chaos.

LE FIGARO. - Comment appréhender le nouveau désordre du monde? 

Henri DE CASTRIES. - Les forces qui ont présidé à la marche du monde, quelle que soit l’époque, ont toujours été au nombre de quatre. Le climat, qui modèle l’implantation des activités humaines: les grands conflits et les migrations ont toujours été provoqués par des questions d’accès aux ressources.