Les conservateurs et les populistes ont-ils quelque chose en commun ?


Depuis les surprises du premier tour des élections présidentielles et celles des dernières élections européennes, et alors qu’après le parti socialiste, la droite dite républicaine est à son tour en miettes, la réélection d’Emmanuel Macron en 2022 semble presque inévitable. Face à lui, toute alternative crédible semble s’être éteinte: les oppositions à Emmanuel Macron forment un délicat puzzle.
Faisons d’abord le constat de l’état des forces en présence: d’un côté, le camp du président, ce que ce dernier a appelé «les progressistes» ; de l’autre… les autres. C’est-à-dire, en définitive, deux nébuleuses qui transcendent l’une et l’autre les structures partisanes, et même le clivage droite/gauche: les conservateurs et les populistes. Deux forces qui, séparées, semblent vaincues d’avance, mais qui, associées pour la bataille, pourraient être en mesure de contrebalancer la puissance du bulldozer macroniste. Cependant, une telle alliance - celle des «gilets jaunes» et des lodens verts, ricaneront les sceptiques, celle d’une France des valeurs et d’une France du travail, corrigeront les autres - est-elle possible?
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