Twitter, royaume de l’«Homo indignatus»

 

ANALYSE - Une époque qui a renoncé à toute conception commune de la dignité communie pourtant chaque jour dans l’indignation.

«Rien ne ment plus qu’un homme indigné», écrivait Nietzsche. Il n’est guère étonnant, dès lors, qu’en des temps de «fake news» généralisées, l’indignation soit la chose du monde la mieux partagée. La semaine dernière, Tristan Harris, ancien ingénieur de Google, a été auditionné par le Sénat, qui - et c’est là une des vertus du système américain - enquête actuellement sur les stratégies de persuasion déployées par les Gafam pour retenir l’attention de leurs utilisateurs.

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