Nicolas Baverez : «Dette, travail, école, immigration... Comment redresser la France après la faillite des années Macron»
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Nicolas Baverez essayiste, historien, économiste et
avocat français, reconnu pour ses analyses lucides, souvent alarmistes mais
solidement étayées (auteur de La France qui tombe, ouvrage qui a marqué
sa réputation de vigie du déclin français), appelle (dans une tribune
fleuve pour Le Figaro) à un redressement radical fondé sur : désendettement,
réforme de l’État, réhabilitation du travail, soutien aux
familles, restauration de l’ordre public, réarmement stratégique.
Il affirme qu’il n’y a pas de fatalité au déclin, mais que l’élection de
2027 est un moment de vérité.
Nicolas Baverez dresse un diagnostic sévère de l’état de la
France à l’approche de la présidentielle de 2027, estimant que le pays sort
« en faillite » des années Macron, après avoir accumulé crises, renoncements et dérives
structurelles. Il souligne que jamais depuis les années 1930
la France n’a abordé un
scrutin dans une situation aussi dangereuse, tant sur le plan économique, social, sécuritaire que géopolitique.
La dette publique, devenue « incontrôlable », constitue selon lui la menace centrale : 3 500 milliards d’euros, un
service dépassant bientôt 100 milliards, des taux à 4,3 % et
une dépendance extrême aux
marchés financiers. Cette spirale fragilise
l’indépendance nationale et pourrait conduire à une mise sous tutelle du FMI ou
de l’Union européenne, voire à un défaut aux conséquences sociales massives.
Baverez décrit une série de « faillites » : démographique (fécondité à 1,56), économique
(productivité stagnante, désindustrialisation),
sociale (pauvreté touchant près de 10 millions de personnes), sécuritaire (explosion de la violence, narcotrafic,
terrorisme), éducative (effondrement Pisa), diplomatique
et militaire (retard technologique, effort de défense
insuffisant).
Face à ce tableau, il appelle à un redressement radical
: désendettement massif, recentrage de l’État sur ses missions régaliennes, décentralisation,
réforme de l’éducation et de la santé, réhabilitation du travail, soutien à la
démographie, libération de l’innovation et de l’investissement. Il insiste sur
la nécessité d’un réarmement militaire et d’une restauration de l’autorité
publique pour combattre la violence et les menaces extérieures.
Malgré la montée des extrêmes, Baverez estime qu’il n’y a
« aucune fatalité » au populisme : les Français ont
montré leur résistance
et pourraient se mobiliser si un projet crédible
leur est proposé. Il exhorte enfin la classe politique à
présenter une stratégie claire, courageuse et cohérente pour relever la nation.
