Russie-Ukraine: le choc des civilisations a eu lieu - Par Gil Mihaely
Il y a quelques semaines encore, on se demandait : à quoi sert l’OTAN ? Entre les multiples déclarations et insinuations de Donald Trump et le célèbre diagnostic de Macron (« ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan ») dans un entretien accordé à The Economist, la légitimité de l’Alliance était en train de saigner. Un fossé se creusait entre les membres occidentaux de l’Union européenne et certains membres orientaux de la même Union autour de la question des « valeurs communes ».
La résurrection de l’OTAN
Jusqu’à il y a peu, les États-Unis étaient engagés dans un glissement d’attention stratégique de l’arène atlantique vers l’indopacifique. Depuis jeudi matin 5h00 (heure de Paris), ces doutes autour de l’OTAN sont balayés. Le besoin de défense collective rapproche Varsovie et Paris qui étaient brouillés. Et à Washington, les russophones ont de nouveau la côte ! Pourquoi Poutine a-t-il pris le risque d’arrêter cet effilochage de l’OTAN et l’élargissement des clivages au sein de l’Europe ? La réponse est probablement que ces processus étaient trop lents à son goût et que la Russie n’a pas le temps.
Jusqu’à il y a peu, les États-Unis étaient engagés dans un glissement d’attention stratégique de l’arène atlantique vers l’indopacifique. Depuis jeudi matin 5h00 (heure de Paris), ces doutes autour de l’OTAN sont balayés. Le besoin de défense collective rapproche Varsovie et Paris qui étaient brouillés. Et à Washington, les russophones ont de nouveau la côte ! Pourquoi Poutine a-t-il pris le risque d’arrêter cet effilochage de l’OTAN et l’élargissement des clivages au sein de l’Europe ? La réponse est probablement que ces processus étaient trop lents à son goût et que la Russie n’a pas le temps.