Un wokisme universaliste - par Xavier-Laurent Salvador
Il faut prêter attention au murmure idéologique qui inonde les médias et dont le travail consiste à incessamment adapter la réalité aux besoins de la pénétration du wokisme dans le marché des idéologies du droit continental. Le franglais, langue officielle du wokisme, est depuis longtemps l’outil hype et percutant de soumission à la Common Law: on ne compte plus les concepts directement importés des contrées anglophones qui pullulent sous la plume des chercheurs en théorie du genre et de la race – la whiteness/blanchité 1, la Critical Race Theory2, le male gaze bad fiction3, le name and shame4, le color blindness5, les studies – autant de mots qu’euphémise la langue étrangère et qui seraient souvent inadmissibles dans le discours français – qui les percevrait comme racistes; discriminants, vulgaires. Ce qu’ils sont en réalité, mais lorsque la langue coloniale américaine la couvre de son pudique manteau de probité candide, tout de suite, ça passe mieux.
Table des matières
1 Le marché intégratif
2 L’imposture de « l’éveil de la conscience historique »
3 Un wokisme universaliste: une antipéristasie
2 L’imposture de « l’éveil de la conscience historique »
3 Un wokisme universaliste: une antipéristasie
Cette adaptabilité du concept accompagne ou suit aveuglément la pénétration du marché économique par des objets de consommation adaptés à ces nouveaux secteurs de niche que sont les identités minoritaires. Pour le dire simplement: autrefois, lorsque son désir d’identité ne correspondait pas à un standard culturel majoritaire, la frustration générée par le sentiment réel de rejet pouvait aboutir à un processus de marginalisation.