Zones de non-droit, communautarisme, violences gratuites, séparatisme : les mots pour le dire - Par Thierry Benne
En ces périodes où notre sécurité publique chancelle quotidiennement et pas seulement dans les statistiques, on parle volontiers de zones de non-droit à propos de zones le plus souvent urbaines, où le droit de la République ne parvient plus à s’imposer. Or ce terme est tout à fait impropre car ces zones ne sont nullement dépourvues de droit, mais elles ont mis en place une sorte de droit coutumier non écrit, qui vise à supprimer tous les obstacles qui s’opposent notamment, mais pas seulement, à la conception extensive qu’elles ont de la liberté du commerce et de l’industrie.
Nos gouvernants mettent peu d’entrain à combattre ce fléau
Et si on veut vraiment aller jusqu’au au bout des choses, par rapport à notre droit républicain, ce ne sont donc pas des zones de non-droit, mais des zones d’anti-droit, ce qui n’a pas du tout la même signification. Car si la République peut envisager d’accepter exceptionnellement et sur un temps nécessairement bref des zones de non-droit, elle ne peut évidemment pas afficher la même tolérance vis-à-vis de zones qui défient ouvertement ses règles et ses principes, en prétendant substituer à l’ordre républicain un autre ordre juridique où le moins qu’on puisse dire, ce ne sont ni la démocratie, ni les droits de l’Homme (et surtout de la Femme) qui l’emportent. Mais ce glissement sémantique est tout à fait révélateur du peu d’entrain que mettent nos gouvernants à combattre ce fléau qui, dans des zones de plus en plus nombreuses, empoisonne et menace la vie de trop de nos concitoyens, y compris jusqu’aux plus paisibles.
Et si on veut vraiment aller jusqu’au au bout des choses, par rapport à notre droit républicain, ce ne sont donc pas des zones de non-droit, mais des zones d’anti-droit, ce qui n’a pas du tout la même signification. Car si la République peut envisager d’accepter exceptionnellement et sur un temps nécessairement bref des zones de non-droit, elle ne peut évidemment pas afficher la même tolérance vis-à-vis de zones qui défient ouvertement ses règles et ses principes, en prétendant substituer à l’ordre républicain un autre ordre juridique où le moins qu’on puisse dire, ce ne sont ni la démocratie, ni les droits de l’Homme (et surtout de la Femme) qui l’emportent. Mais ce glissement sémantique est tout à fait révélateur du peu d’entrain que mettent nos gouvernants à combattre ce fléau qui, dans des zones de plus en plus nombreuses, empoisonne et menace la vie de trop de nos concitoyens, y compris jusqu’aux plus paisibles.