«Les réactions après l’attaque contre Israël confirment l’emprise de l’islamo-gauchisme à l'université» - Par Olivier Vial
Pour le directeur du CERU Olivier Vial, l’attaque du Hamas de samedi dernier met en lumière la montée de l’islamo-gauchisme à l’université. Retraçant la genèse de cette alliance entre gauche radicale et islamisme, il s’inquiète de l’essor de ces mouvements radicaux.
La terrible attaque terroriste qui a frappé Israël agit comme un puissant révélateur de l'emprise qu'exercent l'islamo-gauchisme et l'antisémitisme sur une partie de la gauche française, notamment au sein de nos universités. Aveuglés par leur idéologie, leur haine et leurs petits calculs politiciens, Jean-Luc Mélenchon et les parlementaires de La France Insoumise ont osé renvoyer dos à dos victimes et bourreaux ; et cela, alors même que les terroristes du Hamas ont lâchement attaqué des civils israéliens, bombardant et mitraillant de jeunes gens qui dansaient lors d'une Rave Party, en obligeant d'autres à sortir de leur maison pour les fusiller sur le pas de leur porte, kidnappant des jeunes filles et des personnes âgées… Le dernier bilan fait état de plus de 700 morts, de milliers de blessés et de 160 d'otages (au 9 octobre au matin). L'horreur terroriste à grande échelle !
Pire que le relativisme abject de ces députés de la NUPES, une grande partie de la gauche universitaire est allée jusqu'à prendre le parti des auteurs de ces massacres. Sur X (anciennement twitter), la secrétaire générale de la Fédération Syndicale Étudiante – FSE a ainsi appelé à «être solidaire de la lutte armée du peuple palestinien». Ce mouvement, loin d'être marginal, est l'une des composantes de la deuxième organisation étudiante nationale, l'Union étudiante. Celle-ci dispose de représentants dans presque toutes les universités et les instances ministérielles.
Quant aux militants du Poing Levé, après s'être mobilisés sur les campus pour la libération du terroriste Georges Ibrahim Abdallah et contre l'interdiction des abayas, ils font désormais front commun avec le Hamas. «À bas l'impérialisme français, fidèle allié d'Israël et soutien à la résistance palestinienne !», écrit, par exemple, l'une des responsables du Poing levé. Ces prises de position extrêmement radicales finissent par influencer une partie des étudiants. À l'Université Paris 8-Saint Denis, par exemple, cette organisation est devenue majoritaire et a remporté 47 % des suffrages lors des dernières élections étudiantes. Elle est désormais implantée dans 14 universités et de nombreux lycées. Affiliée au mouvement trotskiste, Révolution permanente, elle bénéficie du soutien de certains universitaires et chercheurs, comme Frédéric Lordon (économiste et directeur de recherche au CNRS), devenu, depuis 2016 et le mouvement Nuit debout, l'une des figures les plus écoutées des activistes.
La relation entre la gauche radicale et l'islamisme est ancienne. Dès 1920, à Bakou, l'Internationale communiste réunissait des représentants des peuples d'Orient pour établir une stratégie commune.
C'est surtout dans les universités que cette alliance va se développer. La gauche altermondialiste, proche du NPA, qui, à cette époque, tient le haut du pavé va se rapprocher de Tariq Ramadan et de ses fidèles dans les universités.
Si nous ne voulons pas que le conflit du Proche-Orient s'exporte davantage sur nos campus, des mesures doivent être immédiatement prises pour stopper la montée de l'islamo-gauchisme dans les universités.
.png)