Le conseil de coopération du Golfe : un nouveau départ ? - Par Cyrille Bret et Florent Parmentier

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Le politologue Cyrille Bret, maître de conférence à Sciences Po, et Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF et chercheur associé à HEC, analysent l’évolution du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie Saoudite, Barhein, Emirats arabes-Unis, Koweït, Oman et Qatar) depuis les offensives américano-israéliennes contre l’Iran en 2026. Ils montrent que ces six monarchies sunnites, longtemps divisées, se rapprochent face à trois dynamiques : l’imprévisibilité stratégique américaine, la montée en puissance militaire israélienne et la nécessité de gérer une relation ambivalente avec l’Iran. Les auteurs soulignent que la dépendance sécuritaire envers Washington, autrefois perçue comme protectrice, est devenue source de vulnérabilité, fragilisant les économies du Golfe et exposant leurs infrastructures. Malgré des rivalités persistantes — du blocus du Qatar aux affrontements indirects au Yémen, en Libye ou au Soudan — Bret et Parmentier estiment que le CCG pourrait redevenir un cadre utile pour coordonner diversification économique, reconstruction et gestion prudente des relations avec Téhéran.

Cyrille Bret et Florent Parmentier
Le conseil de coopération du Golfe : un nouveau départ ?