Blocages des lycées : «Emmanuel Macron, l’État de droit ne signifie pas l'impuissance de l'État» - Par Guilhem Carayon, Luc Fontaine et Noëlle Lenoir

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Les juristes Noëlle Lenoir, Guilhem Carayon et Luc Fontaine dénoncent une inversion des valeurs dans la gestion des blocages lycéens. Noëlle Lenoir, avocate, ancienne ministre et ex‑membre du Conseil constitutionnel, rappelle que l’État de droit n’a jamais signifié l’impuissance de l’État. Guilhem Carayon, avocat au barreau de Paris et fondateur de la Ligue des Libertés, insiste sur la légitimité de l’usage de la force lorsque la loi l’exige. Luc Fontaine, magistrat honoraire et membre du conseil scientifique de cette même Ligue, souligne que la violence ne devient pas acceptable sous prétexte qu’elle prétend servir une cause réputée juste.

Les auteurs critiquent la demande présidentielle d’« empathie » dans le maintien de l’ordre, estimant qu’elle occulte la nécessité de protéger policiers, pompiers et enseignants pris pour cible dans des violences inédites. Ils rappellent que l’État détient le monopole de la violence légitime, selon Weber, et qu’il doit l’exercer pour garantir la sécurité collective.

Face à une jeunesse dont une fraction manifeste une fascination inquiétante pour la destruction, les auteurs accusent certains responsables politiques de légitimer la violence, contribuant ainsi à l’impuissance publique. Une démocratie qui doute de ceux qui la défendent, concluent-ils, finit par renforcer ceux qui l’attaquent.

Guilhem Carayon, Luc Fontaine et Noëlle Lenoir
Blocages des lycées : «Emmanuel Macron, l’État de droit ne signifie pas l'impuissance de l'État»

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