Jean-Éric Schoettl : «Pourquoi l’état d’urgence doit être déclaré»
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil
constitutionnel, estime que les violences urbaines d’octobre 2026
témoignent d’un affaiblissement préoccupant de l’autorité de l’État. Face aux
émeutes, il préconise une réponse plus ferme des forces de l’ordre, accompagnée
d’une justice pénale rapide et dissuasive.
L’auteur juge que la gravité des troubles justifie
l’instauration de l’état d’urgence prévu par la loi de 1955. Celui-ci
permettrait notamment des restrictions de circulation, des assignations à
résidence, des perquisitions administratives et certaines interdictions de
manifestations. Il propose également d’adapter cette législation afin de
renforcer son efficacité.
À plus long terme, Jean-Éric Schoettl plaide pour une législation
anticasseurs pérenne, considérant que des violences devenues durables
nécessitent des instruments permanents plutôt qu’une succession d’états
d’urgence.
