Lycéens : leur colère mérite mieux que la récupération politique - Par Bernard Chaussegros
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Bernard Chaussegros défend l’idée que la colère des lycéens
doit être entendue sans récupération politique, car leurs revendications sur
les moyens, les conditions d’apprentissage et la préparation à l’avenir sont
légitimes. L’auteur critique la transformation du baccalauréat en objectif
statistique, qui masque un « échec différé » lorsque les étudiants arrivent
à l’université sans les fondamentaux nécessaires. Il dénonce la dévalorisation
des métiers manuels, pourtant exigeants et porteurs d’avenir, notamment
face à l’automatisation croissante des tâches de bureau par l’intelligence
artificielle. L’enseignement professionnel doit redevenir une voie choisie, non
subie. L’école devrait viser moins la production de diplômes que la formation
de jeunes capables de trouver leur place dans la société. L’auteur appelle à
restaurer l’effort, la dignité du travail et la liberté qu’apportent les
compétences réelles, pour éviter que l’avenir des jeunes ne « devienne noir ».
