Nicolas Baverez : «Le choc de décivilisation»
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Nicolas Baverez décrit les violences du 17 octobre comme un
basculement majeur, révélateur selon lui d’une perte de contrôle de l’ordre
public par l’État. Il souligne leur ampleur dans plusieurs grandes villes
françaises, leur lourd bilan humain et matériel, ainsi que l’affrontement avec
les forces de l’ordre.
L’auteur inscrit cette journée dans une montée des violences
depuis 2017, évoquant successivement les « gilets jaunes », les manifestations
contre la réforme des retraites, les émeutes après la mort de Nahel Merzouk et
les troubles en Nouvelle-Calédonie. Mais il estime que le 17 octobre marque
surtout un changement de nature : la violence aurait pris la forme d’une «
guérilla urbaine » menée par des groupes mieux organisés. Pour Nicolas Baverez,
cette évolution nourrit désormais en France une dangereuse spirale de peur et
de haine.
