Jean-Pierre Robin : « La France a perdu son privilège exorbitant de “fille aînée” de la zone euro »
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Jean‑Pierre Robin analyse la dégradation accélérée de la
position financière de la France au sein de la zone euro, affirmant que le pays
a perdu son « privilège exorbitant de fille aînée » de l’union monétaire.
Longtemps considérée comme « too big to fail » et bénéficiant d’une mansuétude
particulière des marchés, la France voit désormais ses taux d’emprunt dépasser
ceux de pays autrefois jugés fragiles comme l’Italie, le Portugal ou la Grèce.
Robin souligne que l’écart de taux avec l’Allemagne atteint un niveau inédit,
révélateur d’une défiance structurelle. Il rappelle aussi que la France n’a
respecté la règle des 3 % de déficit que sept années depuis la création de
l’euro. Pour l’auteur, cette dérive budgétaire, aggravée par une dette en
hausse de 30 points depuis 2010, rend désormais inévitable le retour du « réel
», qui rattrape le pays.
