17 octobre 2026 : le jour où la police a perdu le contrôle… et maintenant ? - Par Driss Aït Youssef et Xavier Raufer

Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly

Le 17 octobre 2026 a marqué un changement d’échelle des violences urbaines, avec des groupes organisés – militants d’ultragauche, Black Blocs et casseurs opportunistes – présents dès le début des rassemblements, provoquant des affrontements simultanés dans plusieurs villes. Deux experts analysent, pour Atlantico, cette séquence.

Xavier Raufer, criminologue, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines (Université Paris II) et responsable du pôle sécurité-défense-criminologie au CNAM , estime que les violences résultent d’un échec de la prévention et d’une sous-utilisation du renseignement, alors que les individus dangereux sont « connus » des services. Il dénonce un désinvestissement structurel dans les effectifs et les moyens policiers.

Driss Aït Youssef, docteur en droit et président de l’Institut Léonard de Vinci, anciennement chargé par le ministère de l’Intérieur d’un groupe de travail sur les relations police-population , confirme une sous-estimation coupable des risques et décrit une convergence de violences mêlant Black Blocs, jeunes des quartiers et opportunistes. Il insiste sur la nécessité d’un renseignement plus précis, d’unités d’interpellation adaptées et d’une intervention préventive immédiate en cas d’attroupements non autorisés.

Tous deux soulignent que l’État dispose des moyens nécessaires, mais doit retrouver une volonté politique d’anticipation et de fermeté.

Driss Aït Youssef et Xavier Raufer
17 octobre 2026 : le jour où la police a perdu le contrôle… et maintenant ?

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