Acte II : d’un point de vue sécuritaire, l’Etat a repris la rue mais pas la main - Par Driss Aït Youssef
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Driss Aït Youssef, docteur en droit et président de
l’Institut Léonard de Vinci, analyse la réponse sécuritaire après les
violences du 17 octobre. Il souligne que le renforcement policier et une
meilleure exploitation du renseignement territorial ont permis de limiter les
débordements et d’intervenir davantage en amont. Toutefois, identifier les
casseurs reste difficile, un manifestant pouvant basculer dans la violence au
cours d’un rassemblement. Driss Aït Youssef juge par ailleurs peu adapté le
recours à des unités spécialisées comme la BRI ou le GIGN, davantage symbolique
qu’opérationnel selon lui. Les restrictions visant les mineurs auraient
également exercé un effet dissuasif. Mais le principal danger réside désormais
dans l’enchaînement des mobilisations : blessures, fatigue et rappels de
personnels risquent d’affaiblir progressivement la disponibilité, la lucidité
et l’efficacité des policiers et gendarmes.
