Madeleine de Jessey : «Peut-on être exaspéré par les dégradations et prendre au sérieux les récriminations de certains lycéens ?»
Le mot de Méchant Réac® - Par Laurent Sailly
Madeleine Bazin de Jessey analyse la colère lycéenne
en distinguant les revendications légitimes des dérives violentes. Tout en
condamnant fermement les dégradations et les agressions contre enseignants et
personnels, elle reconnaît que certaines plaintes doivent être entendues :
l’état de décrépitude de nombreux établissements, entre plafonds qui
s’effondrent, fenêtres inutilisables ou chauffage défaillant. Professeure
agrégée de lettres, elle dénonce aussi la priorité donnée au numérique —
tableaux interactifs, tablettes — au détriment de rénovations essentielles.
Elle pointe ensuite les effets de la réforme du lycée de 2018, qui a
complexifié les emplois du temps et allongé les journées des élèves. Enfin,
Bazin de Jessey souligne les défaillances de remplacement des professeurs et
l’impact de la démission parentale sur les conditions d’enseignement. Pour
elle, aucune revendication ne saurait justifier la violence.
