4 octobre 1853 : Début de la guerre de Crimée

Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France

La guerre de Crimée (1853‑1856) naît de la volonté de la France et de l’Angleterre de contenir l’expansion de la Russie, qui cherche à contrôler les détroits du Bosphore et des Dardanelles pour accéder à la Méditerranée. Ce conflit s’inscrit dans la « question d’Orient », liée à la décadence de l’Empire ottoman et aux rivalités entre puissances européennes pour l’influence en Méditerranée orientale.

La crise éclate autour des Lieux saints, lorsque Napoléon III obtient du sultan un firman (décret) favorable aux catholiques, provoquant la colère du tsar Nicolas Ier. Après l’occupation russe de la Moldavie et de la Valachie, la Turquie déclare la guerre le 4 octobre 1853. L’entrée en guerre de la France et de l’Angleterre le 12 mars 1854 conduit au siège de Sébastopol, marqué par des combats meurtriers (Alma, Balaklava, Inkermann) et un hiver catastrophique pour les troupes alliées. L’action de Florence Nightingale amorce une réforme sanitaire majeure.

La chute de Sébastopol en septembre 1855 précipite la paix. Le congrès de Paris (1856) neutralise la mer Noire, garantit l’autonomie des principautés danubiennes et consacre le triomphe diplomatique de Napoléon III. Toutefois, la question d’Orient demeure, annonçant les tensions qui mèneront à 1914.

La Guerre de Crimée
de Yves Bruley (Auteur)

Fallait-il que Napoléon III s’allie avec l’Angleterre en 1853 et fasse une guerre coûteuse et sanglante à la Russie pour sauver l’Empire ottoman ? Ainsi présentée, la question de l’enjeu de la guerre de Crimée (1853-1856) a suscité l’incompréhension et même l’hostilité contre le Second Empire, surtout à l’époque de l’alliance franco-russe. Aujourd’hui encore, le sujet donne lieu à des interprétations très diverses, sans compter les relectures idéologiques liées à la politique actuelle de la Russie.
Au-delà de l’histoire militaire, Yves Bruley propose une approche plus large, à l’échelle des relations internationales. Il montre que cette guerre a été un point de bascule pour le système international et nous pousse à nous interroger : la question d’Orient, c’est-à-dire le sort de l’Empire ottoman, devait-elle se régler directement entre la Russie et la Turquie ou était-elle bel et bien une question d’intérêt général relevant du Concert européen ?

Éditeur ‏ : ‎ QUE SAIS JE
Date de publication ‏ : ‎ 21 octobre 2025
Édition ‏ : ‎ 1er
Langue ‏ : ‎ Français
Nombre de pages de l'édition imprimée ‏ : ‎ 128 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 271543149X
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2715431492
Poids de l'article ‏ : ‎ 102 g
Dimensions ‏ : ‎ 11.6 x 1.1 x 17.6 cm