Jean-Louis Thiériot: «Face à la réécriture des œuvres, modifions le droit pour protéger la liberté d’esprit»

Le député LR de Seine-et-Marne, Jean-Louis Thiériot, vient de déposer une proposition de loi disposant que le droit de repentir et de retrait d’une œuvre ne peut être exercé que par l’auteur lui-même. Il en va de la liberté de création, aujourd’hui menacée notamment par les dérives de la «cancel culture» et du wokisme, explique-t-il.


Le wokisme et la «cancel culture» sont pluriels. Un jour ce sont les statues qu’on déboulonne, un jour les bibliothèques universitaires d’outre-Atlantique qu’on vide des grands écrivains d’Occident, un jour Les Suppliantes d’Eschyle qu’on déprogramme à la Sorbonne. Les symptômes sont différents, mais la philosophie est la même: la déconstruction de la civilisation et de l’anthropologie occidentale, au nom d’une solidarité victimaire des minorités analysée au seul prisme du couple dominant-dominé cher à Bourdieu et à ses affidés. La stratégie est limpide. Il s’agit de faire masse de toutes les victimes réelles ou supposées, «racisés», «colonisés», communautés LGBTQ+, femmes discriminées pour alimenter le brasier des luttes «intersectionnelles».


Les petits procureurs Pinard pullulent. Ils appliquent à nouveau cette censure que les grandes lois de liberté de la IIIe République croyaient avoir définitivement abolie.

S’il est impossible de répondre aux dérives des pratiques anglo-saxonnes soumises à leur droit national, le droit français de la propriété intellectuelle doit impérativement être modifié.