Thibault de Montbrial: «Pour en finir enfin avec la violence d’extrême gauche»
La violence d’extrême gauche qui se déchaîne en marge de chaque manifestation, à l’image des récents événements de Sainte-Soline ou du 1er Mai, est un fait politique majeur que les pouvoirs publics ne peuvent plus ignorer, explique l’avocat et essayiste Thibault de Montbrial. D’où, selon lui, la nécessité, entre autres, de réécrire la loi pour empêcher l’accès aux manifestations déclarées à des éléments connus des services de renseignement.
Thibault de Montbrial est avocat au barreau de Paris et président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. Il a publié «Osons l’autorité» (L’Observatoire, 2020) et «Le Sursaut ou le chaos» (Plon, 2015).Explosion d’un cocktail Molotov au milieu de policiers à Paris, pluie de fer et de feu sur des gendarmeries à Sainte-Soline: les images fortes qui illustrent la violence qui se déchaîne en marge de chaque manifestation se multiplient.
Depuis le recours à l’article 49.3 pour faire adopter la loi sur les retraites, les policiers et les gendarmes ont payé un lourd tribut (plus de 2000 blessés). Ils sont nombreux à décrire une intensité de violence inédite, parfois supérieure aux scènes vécues face aux «gilets jaunes» fin 2018, et à dire leur perception de l’intention homicide dans l’action des assaillants les plus résolus. Certains murmurent leur crainte de les voir bientôt utiliser des armes à feu. La violence du terrain se double d’un débat public tronqué par la mauvaise foi ou l’ignorance.
Manifestation ou attroupement
Dans une logique irresponsable, l’extrême gauche parlementaire souffle sur les braises. Des journalistes indépendants se tiennent au plus près des forces de l’ordre, dont ils gênent souvent la manœuvre. Certains semblent dépourvus de la neutralité qui sied à leur profession. De trop nombreux médias rapportent ces événements gravissimes avec un relativisme saisissant et dramatique pour leur perception au sein de notre société déjà si fracturée..
