«Pas de défense des libertés sans libéralisme» – Par Monique Canto-Sperber

« Le libéralisme, ou politique des libertés, ne se réduit pas à la liberté économique, qui en est un ingrédient toujours nécessaire mais jamais suffisant »


Le sondage paru le 5 mai dernier dans l’Opinion sur les libertés et le libéralisme sonne comme un coup de semonce pour les libéraux. Ce qui ressort de cette comparaison entre deux états de l’opinion publique en 2017 et aujourd’hui oblige à la lucidité et la mobilisation.

Un premier constat est que de nombreux Français ont le sentiment d’un affaiblissement des libertés, en particulier les électeurs de gauche et du RN, les raisons avancées pour expliquer ce sentiment sont entre autres les menaces sur la liberté de manifester et les mesures restrictives de liberté liées à la crise Covid. Il n’est donc guère surprenant que pour la moitié des sondés, Emmanuel Macron soit perçu comme moins libéral en 2023 qu’au moment de son arrivée au pouvoir en 2017.


« Les idées politiques les plus vivantes sont parfois travesties en idées fausses, mais inlassablement remâchées, puis en préjugés qui parviennent à se maintenir en dépit des réfutations ».

Cette association fatale du libéralisme aux dérégulations systématiques, à la privatisation des services publics, à la suppression du code du travail, à la dislocation des avantages sociaux, voire à l’exaltation de l’économie des coquins et du clientélisme, ne se trouve qu’en France.