Face à l’immigration algérienne, la reculade du gouvernement - Par François d'Orcival
Bénéficiant d’une clause exorbitante du droit commun, les ressortissants algériens ne sont pas soumis au même régime que ceux issus d’autres pays.
À ceci près que son projet évite soigneusement de traiter de l’immigration algérienne. Mais pourquoi? Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice LR du Val d’Oise, le lui avait demandé quand il présentait son projet en commission au Sénat, le 28 février dernier. «On s’est beaucoup penché sur la question, avait-il répondu. Nous aurions plus à perdre qu’à gagner. Il ne m’appartient pas d’en juger.»
Le seul à traiter vraiment de la question avec l’autorité nécessaire est notre ancien ambassadeur à Alger (de 2008 à 2012 puis de 2017 à 2020), Xavier Driencourt. Celui-ci y consacre une étude publiée par la Fondation pour l’innovation politique. «En France, écrit-il, les Algériens représentent la plus importante communauté étrangère. En 2021, selon l’Insee, 887.100 ressortissants algériens vivaient sur le territoire français.»
