La France est-elle prête à la guerre ? - Par Arthur Chevallier

Les mots se durcissent. La posture aussi. Mais l'histoire nous a montré que, sans préparation, cela ne suffisait pas en temps de conflit.


L'Union européenne essaie de prendre sa revanche sur la paix en utilisant la guerre. Discutée, contestée, souvent rejetée, l'Europe avait un mérite : neutraliser les conflits. C'était d'ailleurs sa raison d'être. Depuis l'invasion de l'Ukraine, elle adopte une posture martiale : le refuge s'est transformé en caserne. Avions, chars, missiles : le champ lexical a été renouvelé.

Emmanuel Macron le répétait à Munich : les Européens doivent s'attendre à un conflit long. La guerre implique, dans n'importe quel imaginaire, un général en chef, un état-major, des officiers supérieurs, au moins des soldats, bref une armée à contester, à soutenir, où s'engager. Ce dont l'Europe n'est pas, ou presque, pourvue. Si la guerre éclate, ça n'est pas l'Europe qui la fera, mais la France. Est-elle prête à être à nouveau une puissance belligérante ?