La politique de la ville ou l’échec patent de l’action publique - Par Romain Delisle

C’est en 2003, avec le vote de la loi Borloo d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, ainsi que l’adoption l’année suivante du plan de cohésion sociale, dit « plan Borloo », que le contenu des politiques publiques de la ville de ce début de siècle a pris la forme que nous lui connaissons actuellement.


Destinée principalement à régler le problème que constituent les quartiers sensibles, cette loi est basée sur une approche multidimensionnelle, intégrant la rénovation urbaine, l’emploi, l’éducation et la prévention de la délinquance. L’effort public s’est notamment traduit, s’agissant de la rénovation des bâtiments, par la mise en œuvre du programme national de rénovation urbaine (PNRU), doté de 45 Mds€ financés à hauteur de 12 Mds€ par l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine). Le programme a permis la destruction de 155 000 logements sociaux vétustes pour en construire 135 000 neufs.

Bien que la politique de la ville ait, dès le départ, privilégié une approche contractualisée avec les collectivités locales via notamment les contrats de ville, le présent article se concentre uniquement sur les dépenses budgétaires assumées par l’État et non sur celles assurées par les différentes strates de collectivités territoriales. Et il entend prouver quoi ? Il faudrait peut-être le dire ici brièvement.