Statistiques criminelles de l’an 2022 : que tirer de véridique du gloubiboulga-Darmanin ? - Par Xavier Raufer

Même le prudent quotidien Sud-Ouest s'exaspère d'un M. Darmanin "intouchable" qui "fait ce qu'il veut" et "ment sans vergogne" - comme après le désastre sécuritaire du stade de France, l'an passé.


Sans même la décence de démissionner suite à ses "bobards" sur "les 30 000 à 40 000 "hooligans britanniques sans billets" ; alors que, dit l'enquête, il n'y a "Nulle preuve de cela". Même pratique mensongère pour ses statistiques criminelles ; de fait, celles de 2022 sont confuses, faussées et vouées, non à décrire l'état sécuritaire de la France, mais à camoufler un désastre. Reprenons cela point par point :

CONFUSION - L'école apprend qu'on ne peut additionner des poires et des crayons : vérité basique ignorée du service statistique du ministère de l'Intérieur, qui mélange allègrement trois séries de chiffres : (a) l'activité des malfaiteurs (homicides, enlèvements, cambriolages) ; (b) celle des forces de l'ordre (contraventions, arrestations) ; enfin, (c) des troubles sociétaux hors de portée de la police, tels les coups et blessures dans le cadre familial (sauf à installer un policier dans chaque logement...) et ces atteintes sexuelles évoluant sous pression médiatique ("libération de la parole"). D'évidence, l'action des forces de police (b) n'a d'intérêt que si elle arrête ou contrarie celle des bandits (a) ; sinon, c'est du fictif spectacle médiatique. Un enfant le saisirait - mais pas la statistique de l'Intérieur, qui embrouille tout ; sans doute à dessein car ces gens sont compétents.