Mathieu Bock-Côté: «Théorie du genre, les enfants cobaye»

L’Espagne vient d’adopter une loi permettant de changer librement de genre dès 16 ans, au niveau de l’état civil.


En Écosse comme en Espagne, la question du changement de sexe des mineurs est au cœur de l’agenda politique, et suscite quelques tumultes. Les mesures visant à le faciliter sont chantées par les grandes voix du régime diversitaire, et cela, généralement dans le langage de la santé publique. On explique que les jeunes «trans», s’ils n’ont pas accès à ces traitements, ont de grandes chances de basculer vers la dépression et de développer des pensées suicidaires. Ce qui revient à transformer les adversaires de ces mesures en complices de leurs prochains malheurs, même les pires.

Dans les deux pays que je viens d’évoquer, les traitements hormonaux deviennent même optionnels, et presque symptomatiques d’un esprit conservateur pour leurs détracteurs, car ne faut-il pas vivre dans un monde pétrifié pour croire que le corps doit devenir «physiquement» d’un sexe avant de s’en réclamer? Ne suffit-il pas de se «sentir» appartenir à un sexe pour y appartenir? Dès lors, le changement de sexe à l’état civil ne sera plus qu’une démarche administrative. Il suffira qu’un homme se déclare femme pour être considéré par les autorités comme une femme. L’inverse est aussi vrai. Le ressenti fait foi de tout et la subjectivité devient autoréférentielle, sans s’inscrire dans un monde qui la structure.


Dans la logique de la théorie du genre, le sexe n’est pas reconnu au moment à la naissance.

Les drag-queens ne sont pas une nouveauté. Mais c’est désormais une mode, venue des États-Unis.

L’idéologie se substitue à la réalité et pousse à la falsification du monde.