Thibault de Montbrial : La hausse de l’insécurité en France est "un signal de l’ensauvagement”
Pour l’avocat pénaliste Thibault de Montbrial, président du Centre de Réflexion sur la Sécurité intérieure, "les attaques au couteau en France sont un signal de l’ensauvagement" L’ancien conseiller de Valérie Pécresse à la présidentielle réagit à la hausse de l’insécurité en France et alerte sur les conséquences de cette banalisation des faits de violences dans notre pays.
Valeurs actuelles. Le dernier rapport Interstats du ministère de l’Intérieur indique que la délinquance en France, pour l’année 2022, est en hausse. Comment analysez-vous cette donnée ?
Thibault de Montbrial. C’est la conséquence statistique d’un phénomène qui est observé sur le terrain par tous les professionnels de la sécurité, à savoir une augmentation à la fois du nombre de violences et de leur intensité. L’explication tient à ce que j’ai été un des premiers à appeler « l’ensauvagement » de la société, qui résulte de deux facteurs : le délitement de l’autorité en France depuis des décennies, et une immigration incontrôlée qui a conduit à banaliser des comportements hyper violents de plus en plus souvent couplés à des cultures non-européennes et des logiques ethno-territoriales. Nous vivons concrètement le résultat du cumul des résignations et des lâchetés politiciennes depuis plus de 40 ans.
L’effondrement de l’autorité conduit de nombreuses personnes à privilégier la violence comme mode de résolution du conflit. Quant à l’immigration massive, elle a conduit à la venue de personnes qui n’ont pas la même culture que nous. Certaines ont fui des pays en guerre, et on a pensé avec une grande naïveté qu’ils allaient adopter notre mode de vie. En réalité, beaucoup ne l’ont pas fait. La combinaison de ces deux facteurs favorise l’explosion de la violence que l’on observe en France, mais aussi chez l’ensemble de nos voisins européens.
Cette forte hausse se traduit notamment par un accroissement de 15 % des coups et blessures volontaires. La violence s’est-elle banalisée dans notre pays ?
L’effondrement de l’autorité conduit de nombreuses personnes à privilégier la violence comme mode de résolution du conflit. Quant à l’immigration massive, elle a conduit à la venue de personnes qui n’ont pas la même culture que nous. Certaines ont fui des pays en guerre, et on a pensé avec une grande naïveté qu’ils allaient adopter notre mode de vie. En réalité, beaucoup ne l’ont pas fait. La combinaison de ces deux facteurs favorise l’explosion de la violence que l’on observe en France, mais aussi chez l’ensemble de nos voisins européens.
Cette forte hausse se traduit notamment par un accroissement de 15 % des coups et blessures volontaires. La violence s’est-elle banalisée dans notre pays ?
Oui, la violence s’est banalisée. Et s’il y a une augmentation des violences intrafamiliales, dont la société a enfin pris conscience de la gravité, il ne s’agit pas pour autant d’en faire un paravent pour dissimuler les autres. Il y a une augmentation effarante de la violence dans l’espace public. Parmi les multiples exemples que l’on peut prendre, il faut souligner les agressions de rue dans les villes moyennes. Lyon, Grenoble, Montpellier ou Nantes ont par exemple radicalement changé en quelques années.
