Fascisme/anti-fascisme : ces universitaires qui falsifient ou manipulent l’histoire - Par Samuel Fitoussi
Samuel Fitoussi analyse la manière dont certains intellectuels de gauche, réécrivent l’histoire à des fins idéologiques (lyssenkisme). Il critique notamment Johann Chapoutot, accusé de présenter la RDA comme indemne de nazisme, et plus largement une mouvance qui oppose mécaniquement « fascistes » et « antifascistes » dans une logique binaire. Fitoussi décrit un mécanisme récurrent : justifier la violence politique en la présentant comme une forme de légitime défense morale, un procédé qu’il rapproche aussi bien du stalinisme que du nazisme ou du génocide rwandais. Il dénonce également un entre-soi académique produisant une « science » autoréférentielle, imperméable à la réfutation empirique. Enfin, il estime que l’extrême gauche utilise l’accusation de fascisme comme permis de violence, attirant les individus les plus enclins à la confrontation physique. L’ensemble met en cause une dérive nominaliste et morale qui brouille la frontière entre idées et violence.
Samuel Fitoussi
Fascisme/anti-fascisme : ces universitaires qui falsifient ou manipulent l’histoire
