Répression de l’homosexualité au Sénégal : mais où sont les indignés ? - Par Nora Bussigny

Rassemblement contre l'homosexualité organisé à Dakar en 2021, à l'appel d'organisations musulmanes : vu de France, le cas de figure est embarrassant en terme d'intersectionnalité des luttes des opprimés. AFP/SEYLLON

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

La nouvelle loi sénégalaise, adoptée en mars 2026, durcit drastiquement la répression de l’homosexualité, désormais passible de dix ans de prison. Des milliers de personnes vivent dans la peur, se cachent ou tentent de fuir le pays. Malgré l’ampleur de cette crise, les associations françaises et internationales, très mobilisées pour la cause palestinienne l’an dernier, restent silencieuses s'étonne Nora Bussigny. Quelques voix dénoncent ce double standard, comme le militant Guillaume Mélanie, qui pointe l’absence d’appel au boycott du Sénégal lors de la Coupe du monde. STOP homophobie fait face à un afflux inédit de demandes d’aide, avec plus de 4 000 appels recensés. Certains militants accusent une partie du mouvement LGBT européen d’être paralysée par une lecture décoloniale qui évite de critiquer les homophobies d’origine religieuse ou culturelle. Résultat : la situation sénégalaise reste largement invisibilisée.

Nora Bussigny
Répression de l’homosexualité au Sénégal : mais où sont les indignés ?

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