31 mai et 2 juin 1793 « Journées révolutionnaires » : La fin des Girondins
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Les journées des 31 mai et 2
juin 1793 scellent l’élimination politique des Girondins, dépassés par
la radicalisation révolutionnaire. D’abord dominants au sein de l’Assemblée,
partisans des libertés, de la décentralisation et du libéralisme économique,
ils s’opposent aux Montagnards, soutenus par la Commune de Paris,
favorables à un pouvoir centralisé et à des mesures économiques coercitives.
Les tensions s’exacerbent après les crises de 1792, la guerre, la trahison de
Dumouriez et l’hostilité croissante de Paris envers la modération girondine.
L’accusation de Marat, l’agitation populaire et la création d’un comité
insurrectionnel conduisent à l’encerclement de la Convention par la garde
nationale. Sous la pression, les députés décrètent l’arrestation de dizaines de
Girondins. Dispersés, arrêtés ou suicidés, ils sont finalement condamnés à mort
le 30 octobre 1793. Ces journées consacrent la victoire montagnarde et ouvrent
la voie à la Terreur.
