Laurent Frémont : « Loi “ fin de vie ”, pourquoi il faut relire Hannah Arendt »
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Laurent Frémont mobilise la pensée d’Hannah Arendt pour
analyser la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui doit être votée le 15
juillet. Selon lui, ce texte révèle moins une volonté criminelle qu’une lâcheté
politique diffuse, que la philosophe avait décrite comme l’un des ressorts
du « mal banal ». Il identifie plusieurs figures du « couard » : – celui
qui manipule la langue en euphémisant la réalité de la mort provoquée ;
– celui qui change d’avis par opportunisme de carrière ; – celui qui s’abstient
pour ne pas assumer une décision ; – celui qui délègue la responsabilité à des
procédures, des soignants ou des comités, dissolvant ainsi toute imputabilité.
Frémont estime que cette mécanique produit un système où personne
ne répond de rien, et où la liberté invoquée masque un couloir sans
véritable choix pour les plus vulnérables.
La sentence finale est ironique : Il ne leur arrivera
rien. Ils dormiront bien.
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