16 juin 1815, Waterloo J-2 : Bataille des Quatre Bras
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Napoléon cherche à battre
séparément les Prussiens de Blücher puis les Anglo-Néerlandais de
Wellington. La trahison du général Bourmont, passé à l’ennemi, informe
immédiatement Blücher des intentions françaises, compromettant l’effet de
surprise .
Dispositif initial aux
Quatre-Bras (dès 3h30)
Le général Perponcher organise la défense
néerlandaise :
- 27ᵉ chasseurs en première
ligne à gauche de la chaussée de Charleroi .
- 8ᵉ bataillon de milice en
réserve derrière le hameau .
- Régiments
de Nassau positionnés sur les hauteurs et dans le bois de Bossu, qu’ils
contrôlent entièrement .
- Artillerie
répartie entre route de Frasnes, chaussée de Namur et avant du hameau .
Wellington arrive vers 10h, approuve les dispositions, puis
part pour Ligny rencontrer Blücher, laissant le prince d’Orange sur place .
Début de l’engagement (vers 14h)
Ney dispose d’environ 9 600 fantassins, 4 600 cavaliers
et 34 canons contre 8 000 fantassins et 16 canons côté allié, sans
cavalerie. Il vise la ferme de Gémioncourt, point clé du dispositif
allié, puis le bois de Bossu, qu’il croit à tort peu occupé .
Les premières attaques françaises :
- Brigade
Jamin vers le bois de Bossu ; brigades de Bachelu vers Piraumont .
- Artillerie
française décime les batteries néerlandaises, tuant le capitaine Stevenart
.
- Violents
combats dans le bois de Bossu, repris un temps par Saxe-Weimar avant
d’être submergé par la division Jérôme .
Situation critique pour les Alliés (15h–16h)
La division Perponcher affronte 17 000 fantassins, 4 700
cavaliers et 62 canons sans renforts, subissant de lourdes pertes . Wellington
revient de Ligny et constate l’absence de troupes britanniques, bloquées dans
un embouteillage monumental.
Arrivée progressive des
renforts : Cavalerie de Van Merlen, puis brigades de Picton, puis Hanovriens de
Best, portant les effectifs alliés à 15 000 fantassins, 1 000 cavaliers et
27 canons.
Contre-attaques et charges de cavalerie
Les Néerlandais reprennent
Gémioncourt mais sont chassés à nouveau par la cavalerie française . Confusion
dramatique : des Belges en uniforme français sont pris pour des ennemis et
tirés par les Écossais. Mort du duc de Brunswick, tué lors d’une
tentative de contre-attaque .
Ordres contradictoires et désorganisation française
Ney attend le corps d’Erlon
(19 000 hommes), mais Napoléon le rappelle pour Ligny, privant Ney de son
renfort décisif. Ney, paniqué, envoie une estafette pour rappeler Erlon malgré
l’ordre impérial.
Derniers assauts (17h–19h)
Ney lance les cuirassiers de Kellermann : succès tactiques
(69ᵉ, 73ᵉ, 33ᵉ britanniques renversés) mais incapacité à prendre
le carrefour, défendu par l’artillerie brunswickoise. Nouvelle charge de Piré,
également infructueuse .
Issue de la bataille
Les renforts britanniques (division Alten, garde de Cooke)
donnent à Wellington une supériorité nette : 36 000 fantassins et 50
canons.
Les Alliés passent à l’offensive, reprennent le bois de
Bossu après deux heures de combat acharné.
Vers 21h, Ney se retire en bon ordre vers Frasnes,
laissant le champ de bataille à Wellington.
