A force de se culpabiliser sur ce qu'ils ont fait au climat, les Européens ont oublié ce que le climat avait fait pour eux* - Par Jean-Sébastien Ferjou
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
La canicule de 2026 révèle la fin de l’avantage
climatique longtemps offert à l’Europe tempérée, un actif invisible fait de
saisons stables, faible charge épidémique et productivité agricole élevée. Les
données montrent désormais que des villes comme Paris sont plus vulnérables aux
pics de chaleur que des métropoles méditerranéennes mieux adaptées. Malgré
l’ampleur du risque, l’adaptation reste sous-financée et mal
hiérarchisée, tandis que le débat public s’enferme dans une morale climatique
qui freine l’usage de solutions comme la climatisation, pourtant soutenable
dans un pays à électricité bas carbone. Jean-Sébastien Ferjou souligne que
l’Europe doit cesser de traiter le climat comme un tribunal moral et le
considérer comme une contrainte matérielle exigeant des choix politiques
clairs : priorités, technologies, financements. Sans cela, la dette
d’adaptation continuera de se payer « en corps ».
