La diplomatie de l’eau en Asie centrale - Par Olivier Arifon
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
La diplomatie de l’eau en Asie centrale résulte, selon Olivier
Arifon, d’une forte interdépendance entre pays situés en amont — Tadjikistan et
Kirghizistan, riches en glaciers et sources — et ceux en aval — Kazakhstan,
Ouzbékistan, Turkménistan — dépendants des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria . Le
changement climatique accentue les tensions en modifiant les débits et en
fragilisant les écosystèmes, notamment ceux de la mer d’Aral et de la Caspienne.
Les mécanismes régionaux de coopération, comme le Fonds international pour
la sauvegarde de la mer d’Aral (IFAS) ou la Commission interétatique de
coordination des ressources en eau (CICE), restent insuffisants, poussant les
États à privilégier des négociations bilatérales ou trilatérales. Trois défis
dominent : améliorer la coordination institutionnelle, développer un savoir
scientifique partagé sur les glaciers, et renforcer la dimension diplomatique
de la coopération internationale. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan se montrent
particulièrement actifs, soutenant de nouvelles initiatives et accords
transfrontaliers . L’ensemble forme un complexe hydropolitique exigeant une
transformation systémique pour assurer résilience et durabilité.
