14 Juin 1800: Le général Desaix est tué à la bataille de Marengo

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Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France

LA BATAILLE DE MARENGO

La bataille oppose 28 000 Français à 31 000 Autrichiens commandés par le général Melas. Elle se déroule près d’Alessandria, dans le Piémont. L’enjeu es le contrôle de la Lombardie et l’issue de la seconde campagne d’Italie.

En mai 1800, Napoléon fait franchir à son armée plusieurs cols alpins, coupant Melas de ses communications avec l’Autriche.  Melas concentre alors ses forces à Alessandria pour livrer bataille. Napoléon sous‑estime la position autrichienne, croyant leurs troupes à Turin, à plus de 80 km de là.

L’attaque autrichienne surprend les Français, étirés et en infériorité locale : ils reculent de près de 7 km dans l’après‑midi. Melas, convaincu d’avoir gagné, quitte le champ de bataille et délègue le commandement. La poursuite autrichienne, trop lente, permet à Napoléon de regrouper ses forces et de recevoir les renforts du général Desaix (10 000 hommes). Ce dernier a rejoint Bonaparte en Italie le 11 juin 1800 où il a reçu immédiatement le commandement de deux divisions. Le 14 juin 1800, en marchant au canon, il renverse la situation à la bataille de Marengo, transformant une défaite en victoire. Desaix est tué au début de l’assaut d'une balle en plein coeur. Les Autrichiens battent en retraite.

Les Autrichiens comptent 7 500 morts ou blessés, 4 000 prisonniers ; les Français perd: 6 000 hommes. Le lendemain, Melas signe un armistice. La victoire assure à la France l’occupation de la Lombardie jusqu’au Mincio et renforce l’autorité politique de Napoléon en France.

Marengo devient un moment fondateur du pouvoir napoléonien, consolidant son prestige militaire. Elle ouvre la voie à la domination française en Italie du Nord et s’inscrit dans la dynamique des guerres napoléoniennes.

LE GENERAL DESAIX

Issu d’une famille noble d’Auvergne, il devient sous‑lieutenant à quinze ans en 1783, révélant une vocation militaire précoce.

Desaix adopte une position de loyalisme sans faille envers la Révolution, mais avec une adhésion modérée. Il refuse de suivre son frère émigré en 1791, ce qui le brouille avec sa famille mais proteste contre la suspension du roi en août 1792, ce qui lui vaut un mois d’emprisonnement .

Général de division en octobre 1793 et il commande l’avant‑garde de l’armée du Rhin. Il sert dans cette armée jusqu’en 1797, souvent comme commandant en second, gagnant une réputation d’excellence militaire et morale.

Desaix encontre Bonaparte en juillet 1797. Il part en Égypte, où il conquiert et administre la Haute‑Égypte avec une telle équité qu’on le surnomme le « Sultan juste ». Bonaparte le laisse en Égypte pour surveiller Kléber, mais les tensions entre les deux hommes conduisent Desaix à demander son retour en France.

Il meurt à Marengo devenant l’une des figures héroïques de l’épopée napoléonienne.