Benjamin Morel : « L’État de droit, c’est d’abord la hiérarchie des normes »
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| JULIEN DE ROSA/AFP |
Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly
Benjamin Morel met en garde contre les risques juridiques du projet de réforme constitutionnelle visant à inscrire l’autonomie de la Corse. Pour le constitutionnaliste, la reconnaissance d’une « communauté » corse introduirait une rupture majeure dans l’universalité républicaine, en accordant des droits fondés sur l’appartenance à un groupe et non sur la citoyenneté. Une telle logique ouvrirait la voie à des revendications similaires d’autres groupes régionaux ou culturels, menaçant l’égalité entre citoyens et l’unité nationale. Le texte, jugé flou, renvoie l’essentiel aux futures lois organiques, créant un « jeu de dupes » entre gouvernement et nationalistes et un risque de frustrations politiques. Benjamin Morel souligne aussi le danger d’une anarchie normative si des lois locales pouvaient contredire des lois nationales sans hiérarchie claire. Enfin, il estime que l’autonomie législative ne résoudrait pas les difficultés économiques de l’île.
