Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ? - Par Jean-Pierre Camby et Jean-Éric Schoettl

Le mot de Méchant Réac® ! par Laurent Sailly

Le débat sur la loi relative à l’aide à mourir bute sur un point majeur : le délit d’entrave visant ceux qui tenteraient de dissuader un malade de recourir au suicide assisté. Adoptée par l’Assemblée mais rejetée par le Sénat, cette incrimination pourrait être rétablie lors de la poursuite de la navette parlementaire, malgré l’opposition du gouvernement . Le texte sanctionnerait non seulement les menaces ou intimidations, mais aussi de simples pressions morales ou psychologiques, sans exception pour les proches. Toute tentative d’inciter un patient à vivre exposerait à deux ans de prison et 30 000 € d’amende. Jean-Pierre Camby et Jean-Éric Schoettl dénoncent une atteinte à la liberté d’opinion, une dissymétrie pénale et un glissement dangereux de la notion de dignité vers une conception purement subjective, fragilisant les plus vulnérables. Selon eux, cette logique risque de priver les personnes désespérées de tout « ange gardien » capable de les retenir du passage à l’acte.

Jean-Pierre Camby et Jean-Éric Schoettl
Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ?

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