Des places fortes aux zones grises : l’Espagne et le Maroc au pied du mur - Par Nicolas Klein
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Nicolas Klein, agrégé d’espagnol, ancien élève de l’ENS
Lyon et professeur en classes préparatoires, analyse la fragilité
stratégique de Ceuta et Melilla, où l’Europe « touche » l’Afrique. Il montre comment ces enclaves, héritées d’une
souveraineté historique que Madrid juge continue, sont perçues par Rabat comme
des « présides occupés » à décoloniser.
La crise migratoire de l’été 2026, avec jusqu’à 80 000 entrées à Ceuta, a révélé la vulnérabilité de cette frontière et nourri
l’idée d’une « zone grise » où se mêlent pressions migratoires, ambiguïtés juridiques et rivalités géopolitiques. Klein souligne aussi les
limites de la protection de l’OTAN, les tensions maritimes en mer d’Alboran et
le réarmement marocain. Il conclut que seule une combinaison de solidarité
européenne, de coopération bilatérale et de diversification économique peut
stabiliser durablement ces territoires.
