Quarante ans après avoir abandonné l'énergie nucléaire, l'Italie y revient pour garantir son avenir énergétique - Par Hélène de Lauzin
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| AFP |
Le mot de Méchant Réac® ! par
Laurent Sailly
Hélène de Lauzun, historienne
formée à l’ENS, docteure de la Sorbonne, analyse le spectaculaire revirement de l’Italie, qui revient vers le nucléaire après quarante ans de retrait. Face à la dépendance énergétique, aux impératifs de décarbonation et à l’essor des besoins électriques liés à l’industrie et à l’intelligence artificielle, Rome veut reconstruire une filière atomique pour renforcer sa souveraineté énergétique. Le gouvernement de Giorgia Meloni prépare ainsi un cadre juridique complet permettant le développement de nouveaux réacteurs, notamment des SMR et AMR, jugés plus rapides à construire et mieux adaptés aux réseaux modernes.
La spécialiste reconnue des questions européennes rappelle que l’Italie fut pionnière du nucléaire avant que Tchernobyl puis Fukushima ne provoquent deux référendums hostiles à l’atome. Aujourd’hui, la guerre en Ukraine et la crise énergétique ont profondément modifié les priorités, poussant le pays à réduire sa dépendance au gaz importé et à sécuriser son approvisionnement.
Ce retour au nucléaire s’inscrit dans une tendance européenne où la souveraineté énergétique devient un enjeu central, comme le souligne l’universitaire.
