23 août 1754: Louis XVI, une postérité victime de « fake-news »
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Louis Auguste, né le 23 août 1754 à Versailles, est
le fils du Dauphin Louis de France et de Marie‑Josèphe de Saxe, dans une
fratrie de neuf enfants. Quatrième dans l’ordre successoral, il n’est pas
destiné à régner. Devenu Duc de Berry puis Dauphin après la mort
de ses frères et de son père en 1765, il reçoit une éducation religieuse
stricte et conservatrice sous La Vauguyon. Studieux, passionné de sciences, il
rêve d’une vie simple et évoque le « malheur d’être roi ».
Loin d’être petit, corpulent ou stupide,
il était grand (1,90 m mais il est pataud), cultivé, intéressé par les
sciences, la géographie, la marine et les progrès techniques. Il se passionne
pour les progrès techniques, les découvertes scientifiques, la géographie, la
marine. C’est un intellectuel qui, à 16 ans, atteint un niveau de connaissance
d’ingénieur. Il dispose d’une bibliothèque de 15000 livres.
Plusieurs clichés sont à réfuter, notamment son prétendu désintérêt
pour le 14 juillet 1789, certes il note « rien » dans son journal à cette
date, mais il s’agit de son journal de chasse. Ce jour-là, il n’a pris aucun
gibier : « rien ». Il n’est pas impuissant, il n’a aucune difficulté
physique, mais marié à 16 ans, il est impressionné par sa jeune et ravissante
épouse, il n’a pas les débordements sexuels de Louis XV ou de Louis XIV. Il ne
se laissera jamais influencer par Marie-Antoinette, que ce soit
pour les affaires d’état ou les affaires étrangères ou encore dans le choix de
ses ministres, ou encore l’idée que la
Cour serait principalement responsable du déficit budgétaire.
(les dépenses de la Cour représentent moins de 20% du budget de l’Etat), les
causes principales du déficit sont d’une part les frais engagés dans la guerre
d’indépendance américaine et, d’autre part, par la politique de Necker.
Il faut insiste sur son caractère humain et bienveillant :
Louis XVI est attentif à la misère du peuple, favorable à certaines réformes et
influencé par les Lumières. Il ne méprise pas le peuple et est
réellement et naturellement bon. Mais malgré une bonne compréhension de
son époque et une volonté d’améliorer la monarchie, il manque
d’autorité, de charisme et de capacité à prendre des décisions fortes.
En 1791, il continuera d’affirmer : « Le premier devoir d’un
roi est de rendre son peuple heureux ».
Lire également : LOUIS XVI, roi de France et de Navarre (10.5.1774 au 1.10.1791) puis roi des français (1.10.1791 au 10.8.1792) (grandeschroniquesdefrance.blogspot.com)
