«Le Conseil constitutionnel préfère protéger la liberté d’étrangers dangereux à celle de citoyens innocents» Par Jean-Philippe Delsol
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Jean-Philippe Delsol critique deux décisions du Conseil constitutionnel rendues le 7 août 2025, une déconnexion des juges constitutionnels avec la réalité sociale et sécuritaire du pays.
La première concernait la réintroduction temporaire de néonicotinoïdes pour aider les agriculteurs, jugée contraire à la Charte de l’environnement. La seconde visait à prolonger la rétention administrative des étrangers condamnés pour faits graves, également annulée pour atteinte excessive à la liberté individuelle.
L’auteur dénonce une dérive du Conseil vers un pouvoir politique, appelant à une réforme de ses prérogatives et à une révision des textes constitutionnels. Le juge constitutionnel ne doit pas se substituer au législateur, sous peine de compromettre la démocratie. Il accuse aussi Emmanuel Macron d’avoir instrumentalisé ces censures pour affaiblir l’opposition.
Laurent Sailly
Jean-Philippe Delsol
«Le Conseil constitutionnel préfère protéger la liberté d’étrangers dangereux à celle de citoyens innocents»
Jean-Philippe Delsol est avocat, président de l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales et essayiste. Son dernier ouvrage paru est Libéral ou conservateur ? pourquoi pas les deux ? (Manitoba/Les Belles Lettres, 2024).
